7 JUILLET 2012

Tout me paraît déjà insupportable. La radio, la conduite de papa, la température, ma robe trop courte, mes talons trop hauts

– j’ai oublié mes lunettes, tu conduis mal.

Je n’ai plus de mots, je n’ai plus d’amis. Je suis seule « je n’ai qu’à fermer les yeux pour m’en apercevoir. » Je me suis barricadée dans un continent sarcastique

j’ai construit partout dans l’anarchie la plus folle, des remparts invisibles de milliers de mètres de haut, contre la mer, contre le vent, contre les feux des forêts boréales, contre le sable, contre trop de foules

contre nous.

Donnez-moi ce vin. Donnez-moi tout ce vin. Donnez-moi la force de rendre ceci supportable.

– j’ai acheté de l’eau gazéifiée aux agrumes.

Câlisse. 

J’ai peu à faire de vous

J’ai tout à faire.

Je n’ai qu’un seul monde où exister. Mais déjà m’y suis perdue. Déjà les jours que j’ai laissés couler jonchent ma peau dans une hémorragie bienveillante

Et confortable je me roule dans le linceul j’y disparais 

à la nage

  Je redeviens le fardeau d’une mère je reviens à tous les commencements

coincée entre la chair et la guerre.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment ce contenu :